Tu es arbitre, selon toi, quelle est la situation la plus dure à juger ?

La bagarre car on a beau regarder des vidéos, analyser, préparer, tant qu’on n’y a pas été confronté, on ne sait pas comment on va réagir. C’est une situation de jeu « totale » sur le plan de l’arbitrage de par sa complexité : elle s’inscrit dans une situation à fort enjeu émotionnel, elle peut menacer l’intégrité de tous les acteurs. Même arrêtée, elle existe encore car elle laisse des traces et des antécédents. Sur le plan décisionnel, elle requiert de la gestion (sa propre gestion émotionnelle et celle des acteurs), la complicité et la communication avec son collègue, les OTM. Elle impose d’observer, d’analyser, de décider, de communiquer sans pouvoir s’y préparer.

Ton joueur préféré et ta joueuse préférée ?

Mon joueur préféré c’est Nando De Colo, pour la grâce, la fluidité et l’efficience extrême de tout ce qu’il génère dans le jeu, de tout ce qu’il réalise sur un terrain de basket. Ma joueuse préférée c’est Sandrine Gruda parce qu’elle est une des meilleures joueuses du monde, elle a « presque » tout gagné, elle est française. Elle est une belle joueuse, une belle femme et une belle personne.

Arbitrer, jouer ou coacher ? Pourquoi ?

Les 3. Parce que selon moi pour être à son meilleur niveau dans un de ces 3 secteurs, cela ne peut se faire sans les 2 autres. Ils sont donc interdépendants et ils permettent d’appréhender le savoir, le ressenti, la compréhension et d’obtenir l’humilité nécessaire pour devenir meilleur.

 

Je trouve les contenus de Referee Time variés, dynamiques et vivants. Il est génial d’entreprendre, d’oser, de contacter, de sonder et d’animer les réseaux. Cela pousse à réfléchir et s’ouvrir aux autres car personne ne détient le savoir absolu.

Irène Ottenhof