Arbitrer est une activité compliquée. C’est encore plus complexe quand on est une fille ?

Ça a été dur au début d’être arbitre, d’entendre certaines choses sur le terrain, dans les tribunes et vouloir quand même y retourner le week-end d’après. Mais maintenant non, c’est que du kiff d’avoir la chance d’être sur les terrains de LFB et NM1 chaque week-end même si c’est une fonction exigeante. Être une fille ou un garçon, ça ne change rien. Les joueurs et coachs, ils veulent juste un bon arbitre sur le terrain, peu importe que ce soit un homme ou une femme. Les femmes sont toutes aussi compétentes que leurs homologues masculins et ont leur place sur le terrain.

Quel est ton plus beau souvenir ?

Dur de n’en choisir qu’un, mais je dirais la finale du TIL à Magny-le-Hongre avec Morgan Nanibet, un réel plaisir d’arbitrer avec lui sur ce match. Aussi mon premier match officiel en Ligue Féminine, un peu le rêve qui devient réalité. Mais j’en ai 1000 autres…

Que faire pour améliorer les relations entre les arbitres et les acteurs sur le terrain ?

Il faut se souvenir qu’on est tous là pour la même chose : le basket. On est tous passionnés et pour que ça se passe le mieux possible il faut qu’on travaille ensemble, qu’on essaie de comprendre le point de vue de l’un et de l’autre. En termes d’actions, ça peut se faire par de vrais liens entre les formations de techniciens, de joueurs, d’officiels. Si on était tous formés à se respecter et à se mettre à la place de chacun, tout le monde pourrait mieux appréhender les matchs où tous les statuts sont mélangés. On a cette impression car tous les week-end il y a des incompréhensions, des contestations, etc.. Mais je trouve que des efforts sont faits pour travailler ensemble, des formations communes, des sensibilisations aux entraîneurs par rapport aux arbitres, des modules de communication pour les arbitres. Il faut continuer à travailler ensemble et surtout à se respecter mutuellement !

RefereeTime explore tous les publics, propose de nouvelles opportunités de s’informer, de découvrir des arbitres. L’initiative de RefereeTime pour la sensibilisation du public est super intéressante, ils sont précurseurs dans ce domaine.

Cynthia Le Quilliec

Crédit photo : FFBB