Qu’est-ce qui t’énerve le plus chez un arbitre ?

Ce que je trouve énervant chez un arbitre c’est le manque ou l’absence de communication. Un bon arbitre selon moi doit être pédagogue et savoir expliquer ses coups de sifflet aux joueurs, surtout en jeune pour le bon apprentissage des règles, ou aux coachs. Cela désamorce souvent des tensions. On le voit bien d’ailleurs, un arbitre qui ne communique pas c’est un arbitre qui n’est pas sûr de son coup de sifflet !

Si tu n’avais pas fait de basket, tu aurais fait quel sport ?

J’aurais sûrement fait du foot, comme presque tout le monde au quartier ou alors de la boxe thaïlandaise. Mais j’ai arrêté la boxe thaï plus jeune car les bleus aux tibias ne me permettaient plus de jouer au basket ! (rires)

Comment améliorer les relations avec les arbitres ?

Je pense qu’il y a un travail de fond, un travail global à entreprendre entre les arbitres et les acteurs du basket : les coachs, les joueurs, les présidents, etc… Il faut que toutes ces personnes envisagent l’arbitrage autrement et comme une partie intégrante du jeu. Les clubs se doivent d’intégrer l’apprentissage de l’arbitrage comme on apprend aujourd’hui aux jeunes à faire un double pas. Le problème aujourd’hui c’est que les coachs et les joueurs considèrent les arbitres comme des personnes extérieures au jeu et instaurent une sorte « d’opposition » entre eux et les hommes en noir et jaune fluo. C’est une erreur selon moi. Les relations avec les arbitres changeront quand tout le monde deviendra, de près ou de loin, un arbitre : arbitre club, arbitre occasionnel ou d’un jour, formateurs arbitres, etc … et c’est ce que l’on tente de construire au Basket Paris 14 !

Si tu ne te bouges pas pour les choses auxquelles tu crois, pourquoi quelqu’un le ferait à ta place ?! Donc que des arbitres, à travers Referee Time, cherchent à présenter et parler de l’arbitrage autrement est un point positif !

Arthur Oriol

Crédit photo : @adrelanine